Bad Box

L'origine du R&B

L’expression de Rhythm and Blues, à l'origine, était synonyme de ce qu'on nommait aux États-Unis les race records, expression utilisée par les maisons de disques américaines pour définir les enregistrements réalisés par des musiciens noirs et destinés au public noir. Le terme rhythm and blues (R &B ) touche donc tous les styles musicaux créés par les Noirs depuis les années 1940.

Dans la première moitié des années 1950, le rhythm and blues se fit plus apprécié auprès des blancs américains. Tant et si bien qu'au milieu de la décennie ce furent des musiciens blancs qui, empruntant le rythme et le son du R&B, conçurent le rock. Dans le contexte de l’époque, la musique reproduisait fidèlement la ségrégation raciale qui frappait la société américaine. Le rock resta fondamentalement une musique pour les blancs, mais de nombreux tubes datant des débuts du rock enregistrés par des musiciens blancs comme Elvis Presley n'étaient que des raccommodages de vieux succès du R&B. À l'inverse, à mesure que la ségrégation raciale reculait, des artistes du rhythm and blues tels Chuck Berry ou Fats Domino deviendront des musiciens de rock.

D'autres, comme Ray Charles et James Brown, préférèrent associer au R&B le style vocal du gospel, créant ainsi la musique soul, très populaire au milieu des années 1960. L'une de ses plus grandes interprètes fut Aretha Franklin, dont la manière de chanter, distinguable entre toutes, reste très proche du gospel.

Au cours des années 1970, le rhythm and blues subit l'ascendant de nouveaux courants musicaux. Au début de la décennie, bien que toujours populaire, il a dû céder progressivement le pas à une version plus pop, édulcorée, aux mélodies faciles et chantées en chœur. À l'heure du disco, il évolua en une musique commerciale, parfois ornée de salsa ou des rythmes martelés du disco. À la fin du siècle, il connaît un plus grand succès lorsqu'il est mêlé à la musique rap.

 

 

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