Depuis toujours la vache est l’amie de l’Homme : son lait, sa viande, son calme ont été appréciés tout au long des siècles.
Dernièrement elle prend de plus en plus un aspect sympathique et humain : c’est l’époque de Art on Cows, l’expo entièrement consacré à l’art sur le corps de la vache. Plusieurs troupeaux de vaches ont envahi Bruxelles le 21 juin. L’idée est née à Zürich en 1998 d’une envie de promouvoir l’art le commerce dans la ville. Plus de 800 vaches en fibre de verre avaient alors été décorées par des artistes. Dans la capitale belge, presque 200 bovins ont animé plusieurs quartiers bruxellois pendant l’été 2003.
Le principe etait simple et a déjà rencontré le succès dans de nombreuses villes depuis ses débuts. Les vaches sont vendues vierges à des mécènes qui les font ensuite « habiller » par des artistes personnellement choisis. A la fin de l’exposition, le troupeau à été vendu aux enchères et l’argent a été réparti entre les associations caritatives, les artistes, les mécènes, les organisateurs et le propriétaire du principe Art on Cows.
La vache sacrée
De toutes les surprises que l'Inde réserve aux touristes, celle de la vache sacrée est sans doute la plus connue et la plus amusante. Quoi de plus curieux pour un occidental que de voir ces vaches déambuler librement dans les rues, insensibles aux embouteillages qu'elles provoquent parfois.
Pour un paysan indien, un bœuf malade est une catastrophe. Il devra soit en racheter un, soit en louer un autre, donc emprunter de l'argent et s'endetter. De nombreux paysans indiens ont été obligés de quitter leur campagne car ruinés ou incapables d'acheter un autre bœuf. De plus, un bœuf ne se fabrique pas à la demande comme un tracteur, il faut une vache pour lui donner naissance. Le propriétaire d'une vache possède donc le moyen de "fabriquer" et de vendre des bœufs. Les vaches indiennes sont très résistantes et elles se contentent de peu de nourriture. Elles mangent peu de végétaux réservés à l'homme, elles mangent surtout des déchets impropres à la consommation humaine. Il n'y a donc pas de concurrence entre vaches et hommes.
Les vaches, même mortes, servent encore puisque certaines castes utilisent leur peau pour en faire des objets en cuir. Quand elles meurent de cause naturelle, les vaches sont mangées par certains membres des basses castes. La tradition du culte de la vache assure donc que la viande arrivera dans l'assiette des plus pauvres et des plus affamés. Ce culte protège également les paysans de la tentation de tuer ou vendre leur bétail pendant la périodes de disette, car ce sacrifice leur permettrait certes de se sortir d'une mauvaise passe mais il ne leur permettrait plus de cultiver la terre ensuite.